"Toute personne qui vient me voir est un patient, non un client."
“En chirurgie plastique, on marque une nette distinction entre les interventions qui ont un but esthétique et celles qui ont une finalité reconstructive. Dans les interventions de chirurgie esthétique, des personnes en bonne santé se font opérer volontairement. La chirurgie reconstructive, en revanche, entend corriger des malformations ou des anomalies. Aux cliniques universitaires (UZ) de Gand, nous effectuons les deux types d’intervention, même si l’accent est clairement mis sur les reconstructions exceptionnelles et complexes. Toute personne qui vient me voir est un patient, non un client. Autrement, il s’agirait d’une relation purement commerciale, ce qui n’est pas le cas bien entendu.”
"Il a fallu vingt ans avant que je puisse vivre de mon art."
« Ma carrière artistique n'a démarré que dans les années 80, lorsque je suis partie avec ma famille en Afrique du Sud. Nous avons vécu cinq ans à Johannesbourg, sans jamais avoir été réellement confrontés à l'apartheid. De retour en Belgique, j'ai hésité à continuer mon métier d'artiste. Jusqu'à ce que je rencontre Germain Demeurisse de la galerie d'art Minotaurus à Bruges. Il m'a encouragée à persévérer. C'est durant cette période que j'ai créé mon ‘bomanhomme’ : une représentation universelle de l'homme qui est devenue ma marque de fabrique. Tous ces petits hommes se ressemblent. En d'autres mots : tout le monde est identique. Blanc ou noir, homme ou femme. Les bonamhommes ont une tête carrée sans visage, car nous sommes tous conditionnés par une société qui nous endoctrine. Après toutes ces années, je ne me suis pas encore lassée de mes bomanhommes. Ils agissent comme des briques qui me permettent à chaque fois de construire quelque chose de neuf. On peut dire que le bomanhomme est devenu mon moyen d'expression, au lieu de l'argile. »
Carine, Thierry et Pascaline Smets, entrepreneurs de mode
Répondre à la demande du public, cela ne correspond pas à notre philosophie.
‘Notre Smets Premium Store a ouvert ses portes le 15 décembre 2011: une nouvelle construction en béton située Chaussée de Louvain. Sur une superficie totale de 4000 m2, nous y vendons des objets mode et design, mais il y a également un café, un restaurant et un vaste parking. Le projet représente un investissement de 12 millions d’euros, ce qui est lourd, particulièrement à notre époque incertaine. Mais lorsqu’il a démarré en 2006, il n’était pas encore question de crise. D’ailleurs, nous ne nous préoccupons pas outre mesure du malaise financier actuel, mais plutôt de la crise écologique, qui est bien plus grave. C’est la raison pour laquelle nous travaillons ici de la manière la plus durable possible.’
Pour nous, les paysans ne sont donc plus des pauvres, mais des micro-entrepreneurs.
"Le modèle classique de coopération au développement – le Nord, riche, qui apporte aux pays pauvres du Sud les fonds et les connaissances – est aujourd'hui dépassé. Les rapports de force ont bien changé dans le monde actuel. Le manque de vivres n'est plus le problème des seuls africains. La Belgique, qui importe pratiquement tous les aliments, est également concernée. Les grands groupes agroalimentaires, craignant de ne plus disposer à terme de suffisamment de matières premières, investissent actuellement dans les relations directes avec les producteurs et optent de plus en plus souvent pour des produits durables et équitables."
En achetant une voiture de collection, on fait d'une pierre deux coups : rendement à long terme et plaisir à court terme.
"Mon père a débuté comme boulanger à Anvers. Il a ensuite développé son entreprise avant de gérer une boulangerie industrielle et un commerce de gros en produits alimentaires. Au terme de mes études secondaires, j'ai commencé à travailler dans l'entreprise familiale, dont j'ai repris le flambeau avant de la revendre à une multinationale en 1989. Il m'a fallu y travailler pendant encore cinq ans, une période de grande frustration. En 1994, je me suis mis en quête d'un nouveau défi, d'abord dans l'industrie alimentaire, puis dans le secteur automobile, choix logique compte tenu de ma passion pour les voitures."
"Neuf fois sur dix, mes clients me donnent carte blanche."
“Fred Krugger, c’est mon nom depuis 2002. Je m’appelle en fait Frédéric Bertrand, mais je voulais un pseudo plus adapté pour créer ma société. Il faut dire que les noms à consonnance allemande – pensez à Porsche! – font plus sérieux et son synonymes de qualité. Krugger, c’est le nom d’un mécanicien allemand émigré en Amérique en 1905 et impliqué dans la création de Harley Davidson avant de disparaître sans laisser de traces. Je ne suis pas très connu en Europe, mais aux Etats-Unis, on me traite en vedette.”
"StarMeal est né de mes propres frustrations: pendant des années, j’ai mangé chaque midi de la semaine un sandwich jambon beurre. J’ai donc pris l’initiative de livrer aux cantines de sociétés des plats à réchauffer et des salades. Les repas chauds ont disparu de la gamme après un temps et j’ai investi dans une entreprise de préparation de salades variées entre les mains de la famille Vanlommel depuis quatre générations. La famille Vanlommel vendait ses salades aux chaînes de supermarché qui les distribuaient sous leur propre label. Je me suis associé au cadet des Vanlommel, Lieven pour lancer leur propre label, StarMeal. Rock Werchter a représenté notre premier grand test : quand on voit des ados fous de musique rock qui délaissent la baraque à frites pour StarMeal on sait qu’on est dans le vrai."
“Dans notre famille, la confiance règne sans réserve.”
“Il y a cinq ans, nous étions tous dans la même situation: même si nous avions tous trois un emploi, nous recherchions un nouveau défi. C’est le moment qu’a choisi Bruno pour lancer l’idée de Café Costume: des costumes sur mesure, branchés et proposés à un prix démocratique. Dès le début, nous avons adoré travailler en famille, les cousines et le cousin. Nous étions à bonne école, puisque nos trois pères avaient jadis repris la marque de vêtements pour hommes de leur propre père, Van Gils. Après la faillite de Van Gils il y a vingt ans, ils ont créé The Makers, qui réalise des costumes pour le compte de grandes marques. Nous les avons toujours vu rire ensemble, se disputer aussi, mais surtout travailler ensemble, même quand les temps étaient durs. Dans notre famille, la confiance règne sans réserve.”
Un nouveau directeur pour l'AB: Dirk De Clippeleir
"Avant, les concerts servaient à promouvoir le disque. Aujourd’hui, c’est l’inverse."
Les années ’90 ont été des années de vaches grasses. Les maisons de disques vendaient des CD en quantités industrielles. Depuis, les ventes de disques ont commencé à dégringoler et le téléchargement gratuit sur internet a donné le coup de grâce. Les jeunes ne veulent plus payer pour écouter de la musique. Cette évolution est irréversible.
Maarten et Jeroen Michels, producteurs d’apéritifs façon grand-mère
"Nous sommes des urban farmers, des fermiers de la ville."
Notre mémé ne nous autorisait pas à boire du Coca car elle disait que cette ‘crasse américaine’ était mauvaise pour les dents. En revanche, elle nous préparait une limonade hyper-sucrée, concoctée avec les fleurs de sureau que nous cueillions ensemble. Cette boisson était tout aussi bourrée de sucre, bien évidemment.’